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Transparence

Pourquoi une annonce reste parfois sans adresse

La recherche n'aboutit pas à chaque fois. Trois causes expliquent presque tous les échecs. Une seule dépend de nous. Voici laquelle, et ce que vous pouvez tenter quand le résultat ne vient pas.

1. L'annonce ne décrit pas toujours le bien qu'elle vend

Nous ne disposons que du texte de l'annonce : une commune, une surface, un nombre de pièces, parfois un étage, une année de construction ou une étiquette énergie. Si l'un de ces repères est inexact, nous cherchons avec application un logement qui n'existe pas sous cette forme. Les écarts les plus courants n'ont pourtant rien de malhonnête.

  • La commune d'affichage. Un bien situé à dix minutes d'une ville connue est souvent publié sous le nom de cette ville, qui attire davantage de visites. Nous cherchons alors dans la mauvaise commune, avec des données parfaitement exactes.
  • Les surfaces. Un logement se mesure de plusieurs façons. Selon que l'on compte les combles, une mezzanine, une véranda ou un sous-sol aménagé, deux chiffres également sincères s'écartent de plusieurs mètres carrés. Les arrondis creusent l'écart.
  • Les fautes de frappe. 58 m² tapés 85, un étage de trop, trois pièces annoncées quatre, une année de construction donnée de mémoire. Une annonce n'est pas relue comme un acte notarié.
  • Le vocabulaire. « Maison » pour un rez-de-jardin, « proche de » pour douze kilomètres, « au calme » pour une route départementale : rien de tout cela ne se convertit en critère de recherche.
  • Les annonces recyclées. Un texte republié d'un bien à l'autre conserve parfois les caractéristiques du précédent, et décrit donc un logement que personne ne vend.

Quand un critère bloque la recherche, nous desserrons les tolérances et nous le signalons. Élargir augmente les chances de croiser le bon logement, et affaiblit la certitude dans le même geste. C'est un compromis assumé, pas une correction.

2. Les données publiques sont saisies à la main

Nous comparons l'annonce aux grandes bases publiques qui décrivent le bâti français : ventes enregistrées par la DGFiP, adresses de la Base Adresse Nationale, parcelles du cadastre, diagnostics de performance énergétique de l'ADEME. Ces bases sont sérieuses. Elles ne sont pas parfaites, parce que chaque ligne y a été tapée par une personne, au fil de démarches étalées sur des années.

  • L'adresse elle-même. Numéro oublié, « bis » disparu, voie mal orthographiée, lieu-dit noté à la place de la rue. Une adresse fautive dans la base est une adresse que nous rapprochons mal, ou pas du tout.
  • Les communes qui changent de nom. Des milliers de communes ont fusionné depuis 2015. Une même adresse peut être enregistrée sous l'ancien nom, sous le nouveau, ou sous les deux selon l'année de saisie.
  • Le code postal n'est pas la commune. Un code postal en couvre parfois plusieurs, et une grande ville en compte plusieurs. Rapprocher au code postal, c'est se tromper de village une fois sur deux en zone rurale.
  • L'adressage inachevé. Dans de nombreuses communes, une partie des habitations n'a jamais reçu de numéro : leur adresse est un lieu-dit. Là où aucun numéro n'existe, nous ne pouvons pas en inventer un.
  • Le logement a changé. Extension, division en deux appartements, grange devenue habitation : ce que la base décrit n'a plus la forme de ce que l'annonce propose.

Reste le décalage dans le temps. Ces données paraissent par lots, avec plusieurs mois de retard sur la réalité, et un bien peut être mis en vente avant d'y figurer. C'est le seul cas où revenir quelques semaines plus tard change vraiment quelque chose.

3. Et puis il y a nous

Notre moteur ne reconnaît pas un bien : il trie. Il part des caractéristiques de l'annonce, retient les logements qui pourraient convenir, attribue une note à chacun et les classe. Le score affiché mesure une ressemblance avec l'annonce. Ce n'est pas une probabilité que l'adresse soit la bonne, et nous nous interdisons de le présenter comme tel.

Chaque note est un arbitrage, donc un pari. Que vaut une surface identique face à un étage identique ? Une année de construction proche face à une commune certaine ? Ces pondérations sont réglées sur des cas dont nous connaissons la réponse, et rien ne garantit qu'elles tiennent sur le suivant. Certaines situations restent hors d'atteinte quel que soit le réglage :

  • un immeuble de quarante logements dont plusieurs partagent la surface, l'étage et l'année ;
  • un lotissement de maisons bâties sur le même plan, la même année, sur des parcelles jumelles ;
  • une annonce qui ne donne qu'une commune et une surface : des centaines de logements y répondent aussi bien les uns que les autres.

Dans ces cas-là, nous affichons que l'adresse n'est pas déterminable et nous retirons le classement. Désigner le premier de la liste se lirait mieux et ne reposerait sur rien. Notre règle tient en une ligne : pas de réponse plutôt qu'une fausse réponse.

Ce qu'il reste à essayer quand la recherche échoue

  • Un autre lien pour le même bien. Le même logement est souvent publié sur plusieurs portails, et une autre version de l'annonce contient parfois le détail qui manquait.
  • Le formulaire détaillé. Plutôt que le lien seul, saisissez la rue, l'étiquette énergie ou la consommation : ce sont les critères qui écartent le plus de candidats.
  • Revenir plus tard, si l'annonce vient de paraître : les données publiques rattrapent leur retard par lots.
  • Nous écrire. Si une recherche échoue alors que vous connaissez la réponse, la page de contact est le moyen le plus direct de nous mettre devant le cas. Chaque échec signalé est examiné, et une cause comprise est corrigée pour de bon.
Reprendre une recherche Nous signaler ce cas

Questions fréquentes

Relancer la même recherche plus tard change-t-il quelque chose ?

Oui, dans un cas précis : celui d'une annonce récente, quand les ventes ou les diagnostics du secteur n'ont pas encore été publiés. Hors de ce cas, relancer une recherche identique produit exactement le même résultat : mieux vaut ajouter un critère au formulaire.

Pourquoi afficher plusieurs adresses au lieu d'une seule ?

Parce que c'est la vérité de ce que nous savons. Quand deux logements collent aussi bien à l'annonce, désigner le premier reviendrait à tirer à pile ou face en vous laissant croire à une certitude. La liste classée vous laisse trancher avec les photos et le plan.

Le service peut-il se tromper d'adresse, et pas seulement échouer ?

Oui. Un logement très ressemblant peut être mieux noté que le bon. C'est pour cela que le score est présenté comme une ressemblance, que les vues de rue et le plan cadastral sont affichés, et qu'aucune adresse n'est donnée comme confirmée.

J'ai trouvé l'adresse moi-même : à quoi bon vous le dire ?

À corriger la cause. Un cas signalé, c'est un réglage que nous pouvons vérifier sur une réponse connue. Les recherches qui aboutissent aujourd'hui incluent des cas qui échouaient il y a six mois.